| La
police toulousaine vient encore de remporter un point contre l'insécurité.
En décembre dernier, elle pacifiait le quartier du Mirail en abattant un
jeune désarmé. Aujourd'hui, c'est une mère de famille de 44 ans qui se retrouve
provisoirement hors d'état de nuire. Le 12 août, à 1h30 du matin, Françoise
et Eric sortent d'une fête bien arrosée. Eric, sous antidépresseurs, digèrent
mal l'alcool et s'évanouit. Sa compagne tente de le ranimer lorsque surgit
un fourgon de police. 'J'ai cru qu'ils venaient nous porter assistance',
dira bêtement Françoise. Soucieux de corriger cette erreur d'appréciation,
les gardiens de la paix plaquent la femme au sol et lui mettent les menottes.
Eric, toujours dans les vapes, est traîné jusqu'au fourgon. Le maintien
de l'ordre se poursuit au commissariat central de Toulouse, où un flic se
défoule sur Eric à coups de pied. Françoise hurle. 'Un policier m'a alors
assené un coup de poing au visage. Je me suis écroulée. Il m'a relevée et
m'a encore frappée. J'ai vu ma dent volée'. On les relâche au petit matin,
en état de choc. Bilan: un hématome à l'oreille pour Eric, deux dents de
foutues pour Françoise (l'un cassée, l'autre ébréchée), et des contusions
multiples pour les deux. 'Rien ne prouve que ce sont les policiers qui leur
ont fait ça', commente avec flegme le commissaire, joint au téléphone. Il
est en effet courant que, dans les commissariats, les citoyens d'arrachent
eux-mêmes les dents. Le couple a porté plainte pour 'coups et blessures'.
|