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Bavure precedente L'ancien policier reconnaît sa participation aux braquages
Le Parisien - Mardi 20 juin

OUVERTURE, HIER, devant la cour d'assise de Melun, du procès du gang des braqueurs du bureau de poste de Valence-en-Brie et de l'agence de la Société Générale de Vert-Saint-Denis. Yvon Malvezin, 37 ans, Brahim Ait Lamine, 28 ans, Ramon Llopis, 39 ans et René Parant, 37 ans, sont accusés de vol avec arme et séquestration. Des accusations que trois d'entre eux nient catégoriquement, contrairement à Ramon Llopis, dit Raymond, ancien fonctionnaire de police. Les prévenus risquent une peine maximum de 30 ans de réclusion criminelle. Les faits remontent au 10 juin 1996, lorsque les accusés avaient investis le bureau de poste de Valence-en-Brie, vers 7 heures du matin, arme au poing. Après avoir ligoté le personnel de l'agence, les hommes s'étaient emparés d'un butin de 85 580 francs en espèces et de 5 000 francs en timbres et télécartes. Un mois et demi plus tard, les braqueurs avaient tenté un nouveau coup de force dans l'agence de la Société Générale de Vert-Saint-Denis. Cette fois-ci, l'alarme s'était mise en route, contraignant les voleurs à s'enfuir sans rien emporter.

" Raymond " s'était mis à boire

Troisième tentative de braquage au mois de décembre de la même année, de nouveau dans l'agence de la poste de Valence. Là encore, les voleurs avaient ligoté les employés, mais avaient dû s'enfuir après le malaise et la crise de nerf de deux d'entre eux. Durant toute la journée d'hier, la personnalité des accusés s'est petit à petit dévoilée devant la cour. René Parant, Yvon Malvezin et Brahim Ait Lamine ont déclaré avoir rencontré des problèmes familiaux pendant leur petite enfance, et plus tard des difficultés à s'adapter socialement et professionnellement. De son côté, Ramon Llopis a expliqué qu'il s'était mis à boire beaucoup à la suite d'un infarctus survenu en 1996, peu avant les faits. Toutefois, selon les médecins chargés de l'examen psychiatrique et psychologique des accusés, les braqueurs " ne présentaient pas de maladies mentales ou de pathologies au moment des faits et étaient tout à fait responsables ". Les débats reprendront aujourd'hui à 9 h 30 et s'achèveront demain soir.

Olivier Stevenoot

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