Bavure actuelleBavures 2000Bavures 1999Best of bavuresPetites phrasesImagesPolice Académie ???QuotidiensMe contacterSouscrire à la liste de diffusionStatistiquesLiensVos réactions
Bavure precedente Les collègues de la policière condamnée sont en colère
Le Parisien - Mercredi 28 juin

LA TENSION MONTE chez les policiers de Seine-et-Marne. La condamnation d'Agnès Debernat, ancienne fonctionnaire de police de Dammarie-les-Lys, à dix-huit mois d'emprisonnement dont six ferme, a fait l'effet d'une bombe parmi ses collègues. La policière a pourtant été reconnue coupable de " violences volontaires avec armes ", mardi, par le tribunal correctionnel de Melun. " Cette décision est inadmissible ", s'insurge Yves Louis, responsable national du Syndicat général de la police (SGP-FO), chargé de l'Ile-de-France. " Agnès Debernat a véritablement été lynchée et a servi de bouc émissaire ". Les faits remontent en 1997, pendant les émeutes qui avaient suivi la mort d'Abdelkader Bouziane, tué par la police en tentant de forcer un barrage à Fontainebleau. Le 21 décembre au soir, alors que des jeunes essayaient d'incendier sa voiture, la policière aurait blessé l'un d'entre eux avec son arme de service.

" Manque de preuves "

Pour les policiers, le verdict de mardi est " incompréhensible ". " Le dossier manque de preuves ", estime Norbert Boj, délégué départemental du SGP. " Notre collègue aurait dû bénéficier du doute. Mais la présomption d'innocence ne joue pas lorsqu'il s'agit d'un policier ", tempête-t-il. Pour les policiers, l'atmosphère dans laquelle s'est déroulé le procès a également influé sur le jugement. Aujourd'hui, la cour d'appel de Paris doit en effet examiner le cas de quatre émeutiers présumés, condamnés en septembre 1999 à douze et quinze mois ferme par le tribunal de Melun. " On peut se demander si la justice n'a pas voulu faire un équilibre entre les deux affaires ", s'interroge Norbert Boj. " Elle a certainement voulu montrer que la police n'est pas au-dessus des lois ". " La justice a peur ", estime un autre policier. " Elle risque maintenant de condamner pour n'importe quoi une police prise en otage ". Dans la plupart des commissariats du département les policiers sont catégoriques : Agnès Debernat a été " sacrifiée " par crainte de nouvelles émeutes. " Il est flagrant que la justice et les politiques ont acheté la paix publique avec cette condamnation ", lâche Bernard Baillard, du bureau national SGP-FO, " tout simplement parce que le quartier de la plaine du lys est un secteur brûlant ".

Olivier Stevenoot

Bavure precedente  
[Bavure Actuelle] [Bavures 2000] [Bavures 1999]
[Best Of]
[Images] [Petites Phrases] [Police Academie ?] [Quotidiens] [Contact]
[Statistiques] [Souscrire] [Liens] [Vos Réactions]